Gloire aux 4 seuls films de la saga Alien


Par Ludovic S., le 28/05/2021 à 19h45

Même dans l'espace on m'entendra crier

Même si vous n’êtes pas un féru de cinéma, vous avez déjà forcément entendu parler d’Alien.


Saga fondamentale dans au moins deux genres cinématographiques distincts (horreur et SF), « Alien », comme toutes les œuvres majeures, ne se résume pas à une simple idée ni à une créature. À l’occasion de l’annonce des studios Disney (oui oui…) de lancer prochainement une série Alien, faisons le point sur la grandeur de cette saga que les affres du temps et des reboots à répétition ne diminueront pas.


Il n’y a que quatre films Alien, ni plus ni moins.


L’auteur de ces lignes a parfaitement conscience de se mettre à dos une partie (peu fréquentable) des adeptes de la saga Alien en écrivant qu’elle se termine avec le 4e opus.


C’est pourtant le cas. La saga Alien compte :


  •         Alien 1 (1979), chef-d’œuvre de Ridley Scott
  •         Aliens 2 (ou Aliens, le retour, en 1986), grand film de James Cameron
  •         Alien 3 : œuvre incomprise de David Fincher sorti en 1992
  •         Et Alien 4 : ovni signé Jean-Pierre Jeunet, en 1997

Qu’en est-il des suites que sont les deux malencontreuses tentatives « Alien VS Prédator » ? Rien. Un raté. Une façon de se faire de l’argent. Un affront à ces deux univers distincts. Comme si le pauvre Prédator n’avait pas assez souffert de sa confrontation avec Schwarzy, puis de ses propres suites calamiteuses. On parlerait presque de sadisme tant c’est nul (si vous lisez ces lignes, n’oubliez pas qu’il n’est pas nécessaire de se justifier lorsqu’on est aussi parfaitement et absolument objectif).


Et les deux suites de Ridley Scott, alors ? Ah. Parlons-en.


Ridley Scott, ou comment mettre le feu à sa propre œuvre.


Ridley Scott est-il un grand réalisateur ? Il ne nous appartient pas de le dire. En tout cas il a réalisé un grand film, ça, c’est sûr.


Comme beaucoup de grandes œuvres néanmoins, on peut penser que c’est la réunion de grands talents, plus que le fait d’un seul homme, qui a permis l’émergence de ce film. Avec Dan O’Bannon au scénar, Jerry Goldsmith à la musique, et bien évidemment le ténébreux Giger à la création du monstre le plus terrifiant de l’histoire du cinéma, on ne peut ni ne doit imputer Alien qu’à la seule intelligence de Ridley Scott.


Ce que l’on doit à Ridley en revanche, c’est d’avoir pris cette œuvre magistrale, et d’avoir fait tout son possible pour la réduire à néant.


Prometheus était d’une idiotie peu conventionnelle. Personne n’aurait supposé qu’il était possible de faire pire.


C’était sans compter sur Alien Covenant 2. Ce film repose sur un principe : prenons tout ce qui fait la grandeur de la saga originelle, et anéantissons-le. Saupoudrez d’un peu de sucre, enlevez tout ce qui pourrait faire sens à une intelligence à peu près standard et vous obtenez ce film.


Le pire reste à venir…


Dans le petit monde des studios de cinéma, il existe apparemment un principe fondamental : si ça fait de l’argent, ça peut faire encore plus d’argent.


Voilà des années que la saga Alien subit les outrages du temps et les intelligences créatives de personnes qui en sont parfaitement dénuées. À la trappe le féminisme, le nihilisme mystique et cosmique des débuts, et les visions d’horreur à base de maternité bizarre qui ont hanté nos nuits. Maintenant, on reprend les vieilles recettes dont on n’a toujours pas compris le génie 40 ans plus tard, et on en fait des blockbusters vides.


Et puis un jour on sort un gros chèque. 71 milliards de dollars. C’est le prix qu’a payé Disney pour racheter les studios légendaires 21th Century Fox, en 2019, et avec eux la franchise Alien.


Depuis, un énorme nuage se prépare.


On est évidemment en droit de supposer que quand quelqu’un s’achète un jouet à 71 milliards de dollars, c’est pour bien s’amuser avec. Et surtout, pour qu’il soit le plus rentable possible. A nous, donc, les reboots, les suites, et les séries à répétition. Jusqu’à ce que la vache à lait qu’est devenu le Xenomorphe soit parfaitement vide.


Mais quelqu’un a-t-il prévenu les prochains réalisateurs de navets alienesques de ce qu’il se passe, lorsqu’on fricote de trop près avec un Xenomorphe ? Heureusement, les 4 seuls films Alien sont là pour nous le rappeler.


Note : l’auteur de ces lignes a bien conscience de n’avoir pas fait apparaitre le nom de la déesse Ellen Ripley dans ces lignes. Il ne s’est pas senti autorisé à le faire, sans écrire un article complet à la gloire de ce personnage. Peut-être le fera-t-il dans un prochain article.


Note 2 : Si vous êtes fan de ces suites que je décrie ici… tant pis pour vous. Vous n’aviez qu’à avoir du goût.



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