Un nouvel Asterix en cinq épisodes sur Netflix

Autant les aventures en bande dessinée du petit gaulois et de son gros copain font l’unanimité, autant son adaptation en film, qu’il s’agisse d’animation ou de prise de vue réelle, est un sujet de discussion. Il faut dire que le sujet ne manque pas de mauvais traitements.
Dès 1967, la première adaptation en dessin animé d’Astérix le Gaulois est sujette à polémique. Et pour cause, le Belge Ray Goossens l’a réalisé… sans demander l’accord aux auteurs René Goscinny et Albert Uderzo (il avait toutefois obtenu l’accord de la maison Dargaud). Les studios Belvision, auteurs du méfait, avaient commencé à travailler sur « La serpe d’or » et « Le combat des chefs », mais Goscinny et Uderzo ont exigé l’arrêt des travaux et la destruction des bandes.
Car les deux papas d’Astérix nourrissaient de leur côté un même projet d’adaptation, celle de « Astérix et Cléopâtre ». Le dessin animé long métrage sort en décembre 1968 est est signé par les deux auteurs, ce qui lui donne une plus grande légitimité. Les deux hommes ont utilisé le savoir-faire des studios Belvision tout en gardant le contrôle de la réalisation. Le film est en effet d’une meilleure facture que le premier.
La saga se poursuit avec « Les douze travaux d’Astérix » sorti en 1976. Uderzo et Goscinny sont toujours à la baguette et ont monté leur propre unité de réalisation, les studios Idéfix. Ils y produiront également « La ballade des Dalton », deuxième dessin animé de Lucky Luke. Les deux dessins animés ont pour point commun d’avoir une histoire originale et de n’être pas inspirés d’un album existant. Le studio Idefix ne survit pas à la mort de Goscinny en 1977.
Ce n’est qu’en 1985 que paraît un nouveau dessin animé, « Astérix et la Surprise de César », créé par Gaëtan et Paul Brizzi, premier long métrage produit par le studio Astérix financé par Gaumont. Un an plus tard sort en salles « Astérix chez les Bretons « une coproduction franco-danoise réalisée par l’Italo-belge Pino Van Lamsweerde. En 1989, « Astérix et le Coup du menhir » est une production franco-allemande réalisée par Philippe Grimond.
Le rythme des parutions décélère à partir des années 1990. « Astérix et les Indiens » sort en 1994, réalisé par l’Allemand Gerhard Hahn. C’est le premier Astérix entièrement produit hors de France, en l’occurrence en Allemagne. « Astérix et les Vikings » quant à lui, paraît en 2006, réalisé par les Danois Stefan Fjeldmark et Jesper Møller.
C’est ensuite Alexandre Astier et Louis Clichy, qui réalisent consécutivement deux longs métrages d’animation, « Le domaine des Dieux » (2014), puis « Le Secret de la potion magique ». Et alors que « Le Royaume de Nubie », réalisé par Alexandre Heboyan, est annoncé pour 2026, c’est la série d’Alain Chabat qui prolonge la saga avec cinq épisodes de trente minutes. Une série d’autant plus attendue qu’elle est signée par le réalisateur de « Mission Cléopâtre », la seule adaptation d’Astérix en prise de vue réelle vraiment réussie.

À propos de l'auteur, Richard Coudrais
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