Hôpital : Soigner ou mépriser ? Il faut choisir !


Par Laurent D., le 05/01/2022 à 19h45

(C) Pixabay
En 2020, le monde applaudissait à sa fenêtre pour saluer le courage du personnel hospitalier. Oui, la majorité du corps médical met du cœur à l’ouvrage pour venir en aide aux malades. Malheureusement, il y a certaines exceptions…

Depuis que le COVID s’est invité dans notre petit royaume courant mars 2020, on s’en souvient tous très bien, de nombreux médecins, infirmiers, aide-soignant ont croulé sous le flux sans précédent de patients en détresse respiratoires. Les lits aux soins intensifs ont été saturés. La population s’est inspirée des Transalpins en applaudissant le corps médical sur nos balcons. Puis, on connait la chanson, il y a eu le jeu non pas du « 1, 2, 3 soleil », mais du 1, 2, 3, 4 vagues (qui n’est d’ailleurs pas terminé suite à l’avènement du nouveau variant Omicron).


Je peux pas, il y a COVID


À cause de cette saleté de virus, tout a tourné au ralenti : opérations en tout genre annulées ou reportées. Les patients déjà fortement malades ont sévèrement trinqué. En disant cela, on ne met pas toutes les personnes travaillant en centre hospitalier dans le même sac, mais certains prennent à la légère les ressentis de leurs patients. En effet, Edith (nom d’emprunt) nous a contactés pour faire part de sa détresse et de son incompréhension face aux comportements très désagréables des médecins à son égard. Edith nous dit-elle, souffre du dos depuis plusieurs années, combiné à d’autres pathologies sous-jacentes qui l’ont amené à devoir subir plusieurs interventions notamment à la colonne vertébrale et en conséquence porter un corset. Pour pallier à ses douleurs, Edith pratique de la kinésithérapie. Pendant l’été, son état s’est plutôt bien amélioré et en remercie son thérapeute.


Les semaines suivantes annonçaient une nouvelle opération : celle de la cataracte. Edith se rend à son rendez-vous et fait part aux techniciens de procéder avec parcimonie à son transfert vers la table d’opération par crainte que son dos ne soit davantage en compote.


Ceux-ci ont fait la sourde oreille et ont pris à la légère les signalements. Résultats d’un mouvement trop brusque vers la table opératoire, notre témoin se retrouve avec une fracture aux vertèbres dorsales.


Edith et son mari ont tenté de se ressourcer en prenant quelques jours de repos à la Panne, mais le couple a été contraint de rester allonger dans la chambre d’hôtel et d’en raccourcir leur séjour, en raison de la survenue d’une violente douleur au bas du dos. Empéchant Edith de se mouvoir à sa guise.


C’est en pleurs qu’elle en fait part à l’anesthésiste au téléphone, lequel répondit qu’il faille joindre le médiateur de l’hôpital et faire un duplicata au directeur, qui se trouve à plusieurs kilomètres de l’hôpital incriminé.


Ces douleurs ont empêché Edith à trouver le sommeil pendant plusieurs jours. L’une des doctoresses a rédiger un rapport relatant le problème et indique que la patiente devait se rendre le plus rapidement chez le cardiologue.


« Vous êtes une vieille paresseuse de 64 ans »

Le couple a donc dû, une nouvelle fois retourné dans cet établissement — qui pour le coup, se fout de la charité… — et a adressé une lettre que vous nous partageons ci-dessous :


À Monsieur le Directeur de l’établissement Saint-Nicolas à Eupen.

« Monsieur,

Lors de mon entrée dans votre établissement, je souffrais du dos, en cause, deux vertèbres cassées “à mon avis cela devait déranger vos serviteurs, car ils m’ont directement enlevé l’attelle dont j’étais affublée depuis quelques mois, sans me poser de question, constituant un véritable danger pour ma santé, ce qui m’a empêché de me mouvoir comme je le faisais habituellement (à la maison), pendant tout le temps de ce séjour. Ce qui explique les soins apportés dans la chambre par le personnel lorsque j’ai demandé de me changer les langes. Un exemple de réponse :


(Je passe la vulgarité dans les paroles)
‘Vous êtes une vieille paresseuse de 64 ans, vous ne voulez pas vous levez pour aller à la toilette, je ne changerai pas vos langes.’ Et il fit ce qu’il avait dit.
Ensuite… j’ai eu la possibilité de compter les plaies sur mes fesses.
Au lendemain j’en ai parlé au médecin de service, qui m’a répondu ‘Je n’en sais rien, je ne suis pas là la nuit.’

J’étais sous opioïdes, somnifères, antidouleurs… ils m’ont tout supprimé.
Lorsque je faisais des crises d’angor avec de fortes pointes au cœur. Il était peine perdue d’appeler, car lorsqu’ils venaient voir ce qu’il se passait, ils ne réagissaient de toute façon à aucune de mes demandes. (hé oui, car de ce côté-là j’ai aussi des problèmes, mais aucun intérêt de la part du personnel qu’on appelle soignant au moment où je demandais de l’aide).


En plus, personne ne s’est rendu compte du stent que j’ai au cœur et que la suppression instantanée des anti- douleurs pouvais engendrer des complications.


Cause de cela je dois me rendre le plus vite possible chez le cardiologue, alors qu’avant les » soins » apportés dans votre établissement il n’y avait plus aucun problème de ce côté. Aucune question au sujet de mon état de santé actuel : maladie, opération, allergie, etc. … »


Ces propos et cette piètre prise en charge ont sérieusement blessé le couple. Le moral de notre témoin est au plus bas depuis cette expérience. Un tel comportement a poussé cette dame à joindre les télévisions locales, publiques ou privées, sans succès…


Il est évident que le personnel soignant est sur tous les fronts, mais ce n’est pas une raison, pour faire subir les mauvaises humeurs aux patients qui sont déjà en détresse… Edith nous a fait part également du moment de sa sortie.


Le jour du retour, ils m’ont emmenée dans l’entrée des urgences, dans les courants d’air, pieds nus, pas de manteau en prétendant que mon mari était prévenu pour venir me chercher et non ! Je suis restée dans les courants d’air et le froid pendant une heure, résultat : toux, bronchite, etc.Ils ont également perdu mes pantoufles, cuir et neuves et abimés mon corset.


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



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